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Grandes cultures

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© photo : P. Frutier

Les chiffres clés

  • Les terres arables occupent 58 % de la surface régionale.
  • 75 % des exploitations agricoles ont disparu depuis 1955 : elles étaient plus de 110 000, elles sont aujourd’hui 26 000.
  • Depuis 1970, la surface moyenne d’une exploitation a triplé. Elle était de 28 hectares, elle est désormais de 84 hectares.
  • 2 % de la SAU* sont certifiés « Agriculture Biologique » en 2018.

Le dossier complet

Extrait du guide "Nature en Hauts-de-France" :

Dans la région

Que l’on roule d’Arras à Compiègne, de Beauvais à Cambrai ou d’Abbeville à Saint-Quentin, la sensation est (presque) toujours la même : les champs défilent, et avec eux la ligne d’horizon. En été, le maïs crée un semblant d’intimité, c’est vrai. Au printemps, nous n’avons d’yeux que pour le colza ; son jaune fluo détonne à l’approche de la giboulée. En automne, l’un ou l’autre tas de betteraves tente de briser la monotonie, et en hiver, un groupe de chevreuils arrive encore à nous surprendre. Il sort de nulle part.

Les paysages des Hauts-de-France sont dominés par les grandes cultures : elles occupent 58 % du territoire. Avec son plateau du Santerre, la Somme tire les chiffres vers le haut, alors que le Nord et le Pas-de-Calais restent en retrait. Tout est relatif. Il suffit de se balader sur la Plaine maritime flamande ou les grands plateaux du Cambrésis et de l’Artois pour le constater. Les départements de l’Aisne et de l’Oise se distinguent quant à eux par une organisation assez tranchée : leur nord est cultivé, leur sud un peu plus boisé.

Évidemment, ces généralités ne font que dessiner le contour des grands espaces agricoles ; la réalité est bien plus complexe. Selon le relief, la nature du sol, le climat ou encore les traditions, chaque région a suivi sa propre orientation. La préservation du patrimoine naturel des Hauts-de-France passe aussi par le respect de ces terroirs, et de leur histoire.